L’afflux de pèlerins sur les routes vers Compostelle explique la construction au moyen âge d’un grand nombre d’églises, de monastères, d’abbayes, d’hôpitaux en vue de les accueillir, de les nourrir et de les soigner.
Véritable musée à ciel ouvert, le chemin vers Compostelle a été désigné par le Conseil de l’Europe « premier chemin culturel européen ». Les chemins sont classés itinéraires culturels européens en 1987 et Compostelle et de nombreuses étapes sont inscrites au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO.
L'hôpital neuf : classé patrimoine mondial
Inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques dès le 7 mars 1988.
A Pons, l'hospice de saint Nicolas fut vite débordé et ne suffît plus à accueillir malades, orphelins et pèlerins. Geoffroy III de Pons décide alors de le seconder en impulsant la construction d'un 2ème établissement dit "hôpital neuf" à l'extérieur du bourg. Lui-même sera inhumé sur ce site en 1192.
Situé sur l'ancienne route de Bordeaux, l'hospice de Pons est le dernier exemplaire du genre à subsister. Son plan est emblématique : on y a réunit les soins du corps et de l'âme. En effet, un passage voûté d'ogives relie l'église à l'est (détruite) et la salle des malades, à l'ouest.
C'est sous ce porche protégeant du soleil ou de la pluie, autrefois surmonté d'une tour, que les pèlerins recevaient une portion de pain béni et que les orphelins étaient déposés. De nombreux graffitis, représentant des croix et des fers à cheval y ont été gravés. A droite du portail de la salle des malades, sur l’un des chapiteaux, d’un œil attentif vous verrez la célèbre anguille tutélaire de la ville.
Géré par une communauté indépendante des pouvoirs ecclésiastiques, il fonctionnera jusqu'au 18ième siècle.
Jardin médicinal
A l’in
térieur de l’enceinte de l’hospice des pèlerins vous pourrez découvrir un jardin médicinal d'inspiration médiévale et ses quelques 100 espèces de plantes aux nombreuses vertus... Buglosse d'Italie, Angélique, Euphorbe...




