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L’apôtre Saint-Jacques dit le Majeur évangélisa l’Espagne, avant d’être décapité en l’an 40, sur ordre du Consul Romain de Palestine. Son corps fut transporté dans une barque de pierre guidée par la main de dieu jusqu’aux confins de l’Espagne, et enterré à proximité de la plage en Galice.
La tradition chrétienne voulait que l’apôtre évangéliste d’une contrée y soit enterré. Il fut alors implicitement admis que la lumière du ciel avait indiqué à l’Evêque de Galice la sépulture de Saint-Jacques, en 823, dans une Espagne « occupée » par les Maures.
Cependant, ce n’est que vers le XIème siècle que le pèlerinage vers Compostelle connut un essor considérable. Essor relayé par une légende qui associait Saint-Jacques et Charlemagne, répandue par les Trouvères et les Troubadours de villages en villages.
« Un soir, alors que Charlemagne contemplait le chemin des étoiles allant de l’Orient vers l’Occident, Saint-Jacques apparut à ses yeux. Il lui demanda de lever des armées pour délivrer son tombeau, afin que tous les peuples d’Europe puissent se recueillir sur sa tombe et rendre grâce à Jésus.».
Les pèlerins, surnommés les jacquets (entre autres) portent trois attributs principaux qu'on retrouve dans l'iconographie de Saint Jacques : la besace, le bourdon et la fameuse coquille. Cette dernière apparaît dans la première moitié du XIIème siècle.
Très abondante sur les plages de Galice, les premiers jacquets les ramassaient en souvenir avant de rentrer chez eux (par la suite, ils l'achetaient à des vendeurs "labellisés" par les évêques de Compostelle). Des légendes sont nées autour de cette coquille devenue symbole de tout le pèlerinage.
Fait unique dans l'iconographie, la représentation de saint Jacques se confond avec celle de ses pèlerins: on le retrouve très souvent vêtu de la longue pèlerine, muni de sa besace et de son bourdon et coiffé d'un large chapeau aux bords relevés, orné d'une coquille.
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